POUSSE-TOI DONC DE Là, QUE JE M’Y METTE !

Immeubles à Rognonas

C’est écrit dans la Pravda.

Et cela arrive ici, à Rognonas.

La loi SRU, concernant la construction de logements sociaux dans les villages de plus 3500 habitants doit être appliquée, au taux de 25%, sous peine de poursuite.

Mais qu’est-ce que la loi SRU ?

C’est une texte écrit par Lionel Jospin, sous le gouvernement Chirac dans les années 2000, c’est à dire, il y a plus de vingt ans.

A cette époque, l’universalisme triomphant de la gauche plurielle promouvait une loi unique pour l’ensemble des territoires français, quel que soit leurs cultures, leurs terroirs, leurs économies, leurs besoins, leurs espérances.

Une fois de plus, la charrue fût mise avant les boeufs dans une France pliant sous le joug de Bruxelles où il aurait été d’abord plus judicieux d’harmoniser l’économie et la fiscalité au sein des états membres de l’Europe, puis de recourir à une délégation au niveau des régions en ce qui concerne les «  transferts de populations  ».

Mais l’ancien trotskiste fût tellement content de mettre en pratique ses lectures de jeunesse que dans la liesse populaire, Martine Aubry, paracheva l’oeuvre avec les «  35 heures « .

Qu’importe l’idée de nation française, avec son histoire et ses traditions, ainsi que sa diversité forgée au fil des siècles ; le nivellement par le bas, chers aux socialistes est un leitmotiv que les gens des villes imposent aux gens de la campagne.

Il va donc falloir pour une mairie de petit village agricole, augmenter l’effort demandé
aux administrés
 afin de financer un projet qui fera chuter le niveau économique d’une part, et réduira de façon significative , d’autre part, la superficie foncière dédiée aux «  classes moyennes supérieures », c’est à dire aux familles qui ont les moyens de financer la construction ou l’acquisition d’un bien immobilier dans la place.

Ainsi, au nom de la mixité sociale, l’herbe est coupée sous les pieds des projets d’avenir d’un village provençal qui mérite mieux que d’être la banlieue-dortoir d’Avignon, avec tous les problèmes de société qui s’y trouvent immanquablement mêlés.


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